lundi 23 janvier 2017

Les Wang contre le monde entier - Jade Chang

Chez les Wang, on rêve en grand. Le père arrivé de Taïwan a fait fortune en Amérique en développant des gammes de cosmétiques bon marché. Saina, la fille aînée, est devenue une artiste reconnue à New-York. Andrew, le fils, s’imagine devenir une star du stand-up et la cadette, Grace, encore lycéenne et adepte des selfies qu’elle poste sur son blog, se voit faire une grande carrière dans la mode. Oui mais voilà, la crise de 2008 met la famille sur la paille. Charles Wang doit abandonner tous ses biens aux huissiers et quitter sa maison de Bel Air. Direction l’état de New-York pour trouver refuge chez Saina. Dans la vieille Mercedes de leur  gouvernante, les Wang se lance dans un road trip dont personne ne sortira indemne.

Une histoire  fraîche, légère, qui foule aux pieds le rêve américain et ne ménage pas ses personnages. Des personnages dont le comportement exaspérant ne suscite à aucun moment l’empathie du lecteur. Chacun à sa manière va cultiver l’art de la chute et enchaîner les infortunes. Je ne vais pas m’attarder sur ce premier roman car il n’y a finalement pas grand-chose à en dire. L’écriture très orale est fluide et simple mais elle donne dans une forme de « jeunisme » (gros mots à l’appui) qui à longue sonne assez  faux, notamment au niveau des dialogues.

Portraits grinçants et moqueurs de losers tout sauf magnifiques traversant une Amérique déboussolée, cette comédie sans prétention n’est pas le roman du siècle et elle ne me laissera pas un souvenir impérissable mais je dois reconnaître que je l’ai lue sans déplaisir, c'est déjà pas mal.

Les Wang contre le monde entier de Jade Chang. Belfond, 2017. 470 pages. 22,00 euros.












26 commentaires:

  1. Hum, j'ai déjà vu un avis, on ne grimpe pas aux murs. Donc j'ai bien fait de passer...

    RépondreSupprimer
  2. Bon, je vais m'en passer alors :)

    RépondreSupprimer
  3. Jamais deux sans trois, je passe mon tour également.

    RépondreSupprimer
  4. Pas le temps pour les livres "moyens" ! vu la taille de ma PAL...

    RépondreSupprimer
  5. Juste léger et plaisant, pas suffisant pour me lancer dans près de 500 pages dans ce genre de roman je dois avouer...

    RépondreSupprimer
  6. Dommage pour le "jeunisme", mais ça fait du bien une lecture légère de temps en temps

    RépondreSupprimer
  7. Et bien pour une fois que je ne note pas un roman américain chez toi !

    RépondreSupprimer
  8. Wang c'est un peu les Dupont de la France sauf qu'ils sont beaucoup,beaucoup plus nombreux. Faire cours à des étudiants chinois c'est avoir plusieurs Wang devant soi.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Il est certain que c'est un nom très commun !

      Supprimer
  9. "S'il n'y a pas grand chose à dire", c'est déjà tout dit.
    Bises et bonne semaine Jérôme

    RépondreSupprimer
  10. Pas plus tentée que cela, après ton billet...

    RépondreSupprimer
  11. Bon, un roman sympa sans plus quoi... Mais sympa quand même. Ça se voit un peu à la couverture, on situe assez bien le genre de livre.-)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. La couverture n'est pas trompeuse, c'est clair !

      Supprimer
  12. Je suis en train de le lire, et je retrouve parfaitement mon impression dans ton avis.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Hâte de lire ce que tu en auras pensé au final.

      Supprimer
  13. On le voit un peu partout celui là, tellement de chose à lire que je coirs que je passerai quand même mon tour

    RépondreSupprimer

Je modère les commentaires pour vous éviter les captcha pénibles de Google. Je ne filtre rien pour autant, tous les commentaires sans exception seront validés au plus vite, promis !